Anthropomorphisme & Idées reçues...

L'anthropomorphisme est l'attribution de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine à d'autres entités comme des dieux, des animaux, des objets, des phénomènes, voire des idées. Des exemples incluent notamment les animaux et les plantes, ainsi que des forces de la nature comme le vent, la pluie ou le Soleil sont décrits comme des phénomènes à motivations humaines, ou comme possédant la capacité de comprendre et réfléchir. 

Une idée reçue est une opinion, située entre le stéréotype, le cliché et le lieu commun. Elle a la particularité de s'admettre aisément, pour diverses raisons :
  • elle est très répandue (argumentum ad populum). On l'a d'ailleurs tous entendue au moins une fois ;
  • celui qui la transmet la considère très souvent comme évidemment démontrée (évidence) ;
  • elle est agréable à admettre, parce qu'elle répond (le plus souvent simplement) à une question redondante, ou gênante, ou complexe : elle aide à ne plus réfléchir et s'impose insidieusement ;
  • elle peut aussi être plaisante à admettre par son caractère amusant (anecdote) qui permet de la retenir d'autant mieux.
On note enfin qu'elle est souvent fausse, à tel point que s'est formée l'expression « Combattre les idées reçues », ce qui sous-entend qu'elles ne peuvent qu'être combattues, et non démontrées comme justes. Cela dit, comme les lieux communs, les idées reçues sont tellement intégrées dans la culture qu'il est psychologiquement et sociologiquement très difficile de les contrer, même lorsqu'en toute objectivité il s'agit d'énormités par rapport à la vérité et à la logique.

Anthropomorphisme & Idées reçus chez le CHAT



Il est souvent dit que "Le chat est un petit animal nécessitant peu d'espace"  
Faux

Le chat a besoin d'organiser son territoire et les différents champs qui le constituent. En cas d'espace restreint il est important de laisser le chat s'organiser (lieu de couchage, nourriture au calme, éloignée de la litière), d'éviter les variations (porte ouvertes ou fermées…, stabilité olfactive). Il faut mettre en place un griffoir fonctionnel, donc visible mais surtout veiller à enrichir le milieu.

 Il est souvent dit que "Le chat ronronne parce qu'il est heureux !"  
Vrai et Faux

Le ronronnement est indéniablement le signe de bonheur de votre félin, c’est exact. Mais il a aussi une autre fonction typique. Il permet à votre chat de trouver l’apaisement en cas de douleur ou de peur intense, en créant des vibrations «calmantes». Le ronronnement est une expression d’apaisement que la maman a communiqué très tôt à ses chatons. Une fois adulte, le chat ronronne par plaisir, mais pas seulement : cela peut aussi traduire une angoisse (douleur, stress ou fin de vie) que l’animal essaie d’apaiser. Un chat peut également ronronner face à l’un de ses congénères pour témoigner de sa soumission… et chercher ainsi à faire la paix.

Il est souvent dit que "Les chats retombent toujours sur leurs pattes"   
Faux

Pour qu’un chat retombe sur ses pattes, la hauteur de la chute doit être supérieure à 1m50. Il est arrivé ainsi qu’un chat tombé du sixième étage sur du gazon s’en sorte sans la moindre blessure. Ce qui n’est évidemment pas toujours le cas, notamment si la surface au sol est bétonnée. Même s’il retombe sur ses pattes, l’animal ne survit pas toujours à sa chute. Grâce à son sens de l’équilibre, il a le réflexe de sauvegarder sa tête en la redressant rapidement, le corps suivant le mouvement. Mais, en médecine vétérinaire le syndrome du « chat parachutiste » s'accompagne de troubles bien réels (hernie diaphragmatique, fractures…). Ainsi, la première cause de mortalité des chats de famille est la chute depuis un balcon.

Il est souvent dit que "Le chat vit parfaitement bien dans un appartement alors que le chien a besoin d’un jardin"   
Faux

Tous les chiens ne bénéficient pas d’un jardin et n’en sont pas malheureux pour autant, à condition qu’ils soient sortis, comme l’exige la loi, au moins deux heures par jour réparties sur trois sorties. Quant au chat, il sera heureux en appartement s’il s’y sent bien, si ses maîtres s’occupent bien de lui et si l'environnement est suffisamment riche. S’il n’a jamais été habitué à sortir, il ne ressentira pas le besoin de le faire. Si ce n’est pas le cas, il voudra profiter de sa liberté


Anthropomorphisme & Idées reçus chez le CHIEN



LA VENGEANCE : 
Il est souvent dit qu’un chien se venge en l’absence de ses maîtres en détruisant, ou qu’un chien puni, mordrait par vengeance.  C'est faux...

Il faut savoir que le chien n’a pas l’esprit de vengeance. Il n’a pas de réflexion sur son propre comportement.

  •         S’il détruit, c’est + par stress ou anxiété
  •         S’il mord, c’est + par instinct de défense car il n’est pas apte à faire le lien entre la punition qu’il reçoit et la morsure qu’il donne ensuite.
LA JALOUSIE : Il est souvent dit qu’un chien pouvait être jaloux (d’un autre chien, d’un bébé, d’un enfant). C'est faux...

Il faut savoir que le chien n’a pas de pensée réflexive sur ses propres comportements. Il n’est pas naturellement jaloux. Il est peut-être un chien non hiérarchisé, c’est-à-dire qu’il n’est pas à sa place d’animal, mais à une place d’humain. Il aurait peut-être été trop cocooné, materné, et agirait de façon à garder ou à protéger la place qu’on lui a donné, et non pas celle qu’il aurait dû avoir. Il cherche juste à protéger ses ressources (affectives, alimentaires…).

HONTE ET CULPABILITÉ :  Il est souvent dit que qu’un chien pouvait éprouver un sentiment de culpabilité ou de honte par rapport à une bêtise qu’il aurait pu faire quelques minutes, voire quelques heures auparavant. C'est faux...

Il faut savoir que le chien n’a aucune mémoire et aucun souvenir de ses bêtises. Il ne sait plus que c’est lui… Donc dès l’instant où son maître le réprimande, le chien sent la colère de son maître, et se soumet car il se sent agressé, et non pas par culpabilité ou par honte.

Mais c’est ce qui fera dire du propriétaire : « Il prend un air coupable, il sait qu’il a mal fait ! »

L'HOMME « CHEF DE MEUTE » : On entend souvent dire que l’homme doit s’imposer et prendre la place d’un « chef de meute » s’il veut se faire respecter de son chien !!! C'est faux...

Manger avant  le chien ou passer par des portes en premier… n'a pas d'influence sur la perception globale que le chien a de sa relation avec l’homme.

Un chien ne peut pas être dominant avec un humain, car c’est un terme comparatif à un autre individu d’une même espèce (chien / chien). On peut parler d’un chien avec un « fort caractère » mais pas d’un chien dominant. Si cette théorie de « chef de meute » était vraie, le chien ne pourrait pas obéir à plusieurs personnes… Vouloir être « chef de meute » est de l’anthropomorphisme. L’homme et le chien peuvent tout à fait communiquer et se respecter mutuellement hors d’un cadre hiérarchique, comme par une relation positive (Amour, jeux, joie…)


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